Appelez-moi et envoyez-moi pleins de textos !
Je vous aimes tous <3 (Façon de parler, hein ?)
Un rictus se fit paraître sur son visage, sans doute dû à la satisfaction d'être dans son lit,
que cette journée était finit et que demain une autre recommencerait.
Son regard vide fixait le néant, ses pensées s'en laissèrent aller au tabou, à Lui.
Elle se reprit, se fit de la peine et dit à voix basse : T'es vraiment trop conne ma pauvre.
Si l'on s'identifiait à la croix de Jésus, elle se retourna et fit face au côté jardin.
Recroqueviller sur elle-même, ses deux mains entrelacés comme si les siennes s'y trouvait entre.
Elle soupira, exaspérer, détacha sa main de l'autre et la posa devant elle.
C'est alors qu'elle remarqua, qu' entre elle et la fin du lit se trouvait un mètre de solitude.
Elle grogna, mais qu'a t-elle fait au ciel.. Elle se leva, éteignit les lumières et se recoucha.
Elle ferma les yeux puis, attendit. Elle sentit un souffle à son oreille, un souffle lent, qui s'accélérait,
ça l'étouffait, elle suffoquait, il l'étranglait, elle cria mais aucun son ne sortit.
Elle voulu pleurer mais aucune larme ne coula. Tu rêves, tu rêves, se répétait-elle.
Tu rêves, tu rêves, tu rêves, tu rêves, tu rêves. Puis elle dit à voix basse: Tu rêves.
Elle réouvrit les yeux, elle rêvait belle et bien. Elle pleura de joie, souriant à pleine dent,
peut être qu'elle avait rêver toute cette journée, elle couru vers son téléphone, pria
pour que le sms n'ait jamais exister, qu'il soit toujours là, elle le saisit,
tapant sur les touches avec plein d'espoir, alla dans son répertoire et relu avec douleur :
Adieu. Une scène la frappa malgré elle, lui prenant tous ses médicaments, pleurant,
crachant du sang, couinant, s'étouffant pour enfin tomber sur le sol.
Le flash s'interrompit, elle posa son appareil sur la commode et rejoignit son lit.
Lasse, trainant des pieds, le regard vide, entre le désespoir et le désemparement,
encore une fois choqué par le mot qu'elle venait de relire, elle se recoucha dans son lit.
Elle se tourna cette foi-ci du côté cour, vers la fenêtre, regarda la nuit qui était malheureusement
comme toutes les autres nuits, un ciel aussi magnifique, les belles lumières de Paris, tout
se qu'il y avait de plus quotidien, alors que lui n'était pas là.
Elle prit sa couverture et la remonta au niveau de son cou, ébahit par ce silence, elle resta
perplexe un moment. Puis au bout d'un temps, se leva trainant derrière elle sa couverture,
s'assit au bord de la fenêtre, se l'enroula autour d'elle,
nicher autour de celle-ci comme si ses grands bras chauds l'enlaçaient encore.
Elle leva la tête vers les étoiles puis chuchota : Bonsoir, Solitude.



